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483

483
483, le numéro qui a changé ma vie.
483, fil rouge d'une chanson qui me tient à c½ur.
Chanson dont l'explication donnée est complètement différente de la réalité.
Laissez-vous compter ce qui s'est réellement passé chambre 483.


On vient de finie une journée de promotion composée d'émissions de radio, d'interviews pour des magazines et de séances photos. Bref une journée des plus banales qui s'est déroulée à merveille. Cependant j'ai senti que Tom allait mal sans avoir réussit à lui faire dire ce qu'il avait. J'ai donc mis ça sur le dos de la fatigue ou bien sur le dos de la dispute qu'il a eu avec maman.
Je regagne ma chambre d'hôtel le laissant seul. De tout façon il viendra me voir quand il en aura envie, il ne me dira rien tant qu'il ne l'aura pas décidé.
J'entends un bruit de porte et je l'aperçois dans l'embrasure. Son visage est marqué par la tristesse, je le soupçonne même d'avoir pleuré. Je doute que la fatigue ou la dispute en soit la cause.

-Bill tu es seul ? Je voudrais te parler.
-Oui, il n'y a que toi et moi. Aller viens tout ira bien.

Je le laisse entrer et forme la porte derrière lui mettant un panneau « Ne pas déranger ». J'éteins la lumière, on a toujours aimé discuter dans la pénombre. La seule lumière est celle fournit par le mini-bar.

-J'ai besoin de te parler, je suis vraiment perdu, je ne sais plus où j'en suis. Il se passe des choses dans ma tête et je n'arrive plus à les contrôler. Je voudrais les oublier mais elles restent. Je vais finir par devenir fou. J'en peux plus Bill, j'en peux vraiment plus.
- Parle-moi. Dis-moi ce qui ne va pas.
-Je ne sais pas vraiment ce qui se passe. Mes sentiments envers une certaine personne sont en train de changer et ça me fais très peur. Je ne comprends pas pourquoi ça me fais ça maintenant. Je voudrais lui en parler mais j'ai peur que son comportement envers moi change.

Durant tout son discours, il n'a cessé de pleurer. Je me demande bien qui peut être cette personne pour qu'il se mette dans un tel état.

-Qui te met dans un état pareil. Tu n'as jamais pensé que c'était peut-être la même chose de son côté.

Il se couche sur le lit, les mains croisées derrière sa tête. Dans son regard je peux lire toute sa détresse et ses yeux me lance un appel au secours. Il prend une profonde inspiration et déballe ce qu'il sur le c½ur.

-Ca m'étonnerai que mes sentiments soient partagés tellement ils sont farfelus. Cette personne représente tout pour moi, je sais que je ne peux pas vivre sans elle. Je savais que ce que j'éprouvais pour elle était quelque chose de fort, mais jamais je ne pensais qu'un jour il s'agirait d'amour. J'ai essayé de renier mes sentiments parce que je n'ai pas le droit de tomber amoureux de mon frère, mais je n'y arrive pas. C'est en train de me rendre dingue. Je ne sais pas quoi faire. J'ai tellement peur de te perdre. Je t'aime trop pour pouvoir renoncer à toi. Tu comprends pourquoi je suis dans un tel état. Je t'en supplie aide moi.

Jamais je n'aurais pensé à ça. C'est normal, après tout qui penserai que son frère vous dévoile un jour qu'il vous aime. Je ne sais pas comment réagir, ni quoi le dire. Voyant que je n'ai aucune réaction, il se lève et commence à partir.

-Reste Tom, reviens te coucher. Laisse-moi juste le temps d'assimiler tes paroles. Je ne m'attendais pas à ça, j'avoue que je suis surpris. Je ne sais pas quoi faire mais je te promets de rester près de toi et de t'aider.
-Je suis vraiment désolé de t'infliger tout ça petit frère, mais je ne pouvais pas le garder pour moi.
I fallait que j'en parle à quelqu'un et tu es le seul en qui j'ai confiance et même si c'est toi la cause de mes doutes, je ne me voyais pas en parler à quelqu'un d'autre...

Il continue de parler mais je ne l'écoute plus. Je le regarde, l'admire plutôt. Je vois ses lèvres bouger mais n'en perçoit pas les sons. Qu'il continue de parler, le plus lentement possible. Je crains ma réaction lorsqu'il cessera. Hélas ce moment finit par arriver et sans que je ne puisse me contrôler, je me penche au dessus de lui et tendrement l'embrasse. Il me repousse doucement.

-Pourquoi tu fais ça ? Ne te sens surtout pas obliger de faire quoique ce soit. S'il te plait ne joue pas avec mes sentiments, pas toi.
-Je ne joue pas Tom. Je ne pensais pas te dire ça un jour mais le fait que tu m'ais avoué tes sentiments a fait naitre quelque chose au fond de moi. Je crois que depuis longtemps j'éprouve les mêmes choses que toi, seulement c'était enfui et ce soir tu les as fait remonter à la surface. Alors si je t'ai embrassé, c'est que j'en avais envie et je te promets que je ne joue pas avec toi. Je viens peut-être de m'en rendre compte mais je t'aime, je t'aime vraiment.

Il me sourit, prend mon visage entre ses mains et avec une délicatesse que je ne lui connaissais pas il m'embrasse passionnément.
Mon dieu jamais on ne m'avait embrassé de cette façon. A travers ce baiser j'arrive à ressentir tout l'amour qu'il me porte. Vous savez ces baisers lents, un peu timides, mélangés d'amour et de désir.
Il passe ses mains sous mon T-shirt et du bout de ses doigts caresse ma peau. D'un geste lent, comme pour ne pas me brusquer, il m'ôte mon T-shirt. Je fais de même avec le sien et vais embrasser cette peau qui s'offre à moi. Je caresse son torse le découvrant pour la première fois de cette façon. Il emprisonne mes lèvres une nouvelle fois. Je descends mes mains jusqu'à son baggy et lui retire, mon pantalon subit le même sort.
Il nous fait basculer se retrouvant ainsi sur moi. Il dépose une myriade de baisers sur mes lèvres.

-Mon dieu Bill, si tu savais à quel point je peux t'aimer.
-Je le sais, je le sens. Moi aussi je t'aime.

Il prend ma main et la pose sur sa poitrine.

-Tu sens mon c½ur, il ne bat que pour toi.

Une larme glisse le long de ma joue. Je n'ai jamais été si heureux de toute ma vie.

-Ne pleure pas mon ange.

Il essuie mes larmes de ses pouces.

-Je pleure parce que je suis heureux. Tu me rends heureux.

Je l'embrasse. Mes mains parcourent chaque centimètre de son corps, elles descendent jusqu'à ses fesses et se glissent à l'intérieur de son boxer voulant lui retirer. Cependant il bloque mes bras.

-Je ne veux pas aller trop vite, je veux prendre mon temps avec toi pas comme avec tout ces coups d'un soir. Je veux que l'on s'offre l'un à l'autre quand on sera vraiment prêt. Je veux que notre première fois soit merveilleuse et inoubliable.
-Moi aussi je veux prendre mon temps. Ce soir j'ai simplement envie de sentir chaque parcelle de ton corps contre le mien sans aucune barrière.

Il desserre son emprise de mes bras et me laisse finir ce que j'avais commencé. Je le pousse légèrement afin qu'on se retrouve face à face. Je lui caresse le flanc savourant cette peau douce sous mes mains.

-T'es beau amour.

Je le vois rougir. Il vient capturer mes lèvres, ses mains parcourent mon corps me volant des milliers de frissons. Sans m'en rendre compte, je me retrouve nu à devant lui. Aussitôt nos jambes s'emmêlent, nos corps se collent l'un l'autre. On se regarde et s'embrasse laissant le sommeil nous emporter petit à petit.
Je suis réveillé par une sensation humide sur mon épaule, j'ouvre difficilement les yeux et la plus belle des visions s'offre à moi. Il me sourit.

-Bonjour ange.
-Bonjour amour. Je n'ai donc pas rêvé.

Je l'embrasse tendrement. Il est tellement beau, nu allongé dans mon lit, moi à ses côtés, nous embrassant amoureusement. Dehors on entend nos fans hurler nos prénoms.

-T'entends ange la foule dehors.
-Oui, ils te réclament, ils me réclament, ils nous réclament. Mais moi, c'est seulement toi que je veux.
-Moi aussi je ne veux que toi.

On passa la journée au lit à parler, ou plutôt à s'embrasser.



Voilà ce qui s'est réellement passé dans cette fameuse chambre 483. Elle a vu naître notre histoire d'amour. On devait simplement parler, on a fini par s'aimer.
On a décidé d'écrire notre histoire en lui donnant une autre explication quand on nous le demandait, gardant précieusement notre secret pour ne pas être séparé.
Deux ans d'amour, deux ans de bonheur.
Et quelle meilleure façon de fêter notre amour que d'aller chaque année le célébrer Chambre 483.

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 15:24

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