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Pardonne-moi

Pardonne-moi
Je suis immonde, depuis des mois je fais souffrir la seule personne qui compte réellement pour moi. Tout ça parce qu'encore une fois j'ose pas affronter les problèmes et je préfère fuir. Mon comportement c'est empirer quand j'ai su qu'il avait le même problème que moi. Depuis tout petit on n'a jamais rien fait comme les autres, mais je ne pensais pas un jour en arriver là. Logique personne ne peut imaginer tomber, un jour, amoureux de son frère jumeaux. Un truc aussi tordu ça ne peut arriver qu'à moi, enfin à nous puisque Tom ressent la même chose.
Vous vous demandez pourquoi je le fais souffrir ? Tout simplement parce que je suis lâche et que je suis incapable d'assumer notre amour. J'ai déjà du mal à accepter mes sentiments pour Tom, alors sortir avec n'en parlons même pas.
La seule solution que j'ai trouvée, c'est de m'en prendre à lui dans le but qu'il me déteste et qu'il finisse par oublier qu'un jour il m'a aimé, qu'il oublie le frère ignoble que je suis.
En faisant ça je souffre autant que lui voir plus mais je me fais croire que c'est la meilleur solution, chose totalement fausse.
Quand il m'a avoué ce qu'il éprouvait pour moi je l'ai rejeté, l'insultant de tout les noms. Je l'ai détruit, j'ai vu la lueur de ses yeux s'éteindre petit à petit et j'ai continuer. Il a finit par partir en courant de la maison, les yeux plein de larmes. Je me suis effondré sur le lit et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je sais qu'à ce moment là j'aurais pu faire marche arrière, tout lui expliquer, lui dire que moi aussi je l'aimais mais que j'avais peur, J'ai rien fait ou plutôt j'ai continuer à l'ignorer, à l'insulter, à l'humilier.
Ça fait six mois que ça dure, six mois que je m'éloigne de lui alors que la seule chose que je souhaite, c'est de le serrer dans mes bras et enfin goûter à ses lèvres. Six mois que je le vois mourir, six mois que je meurs aussi? C'est pour ça que ce soir j'ai décidé de tout lui expliquer en espérant qu'il ne soit pas trop tard.



Aujourd'hui j'ai décidé de mettre fin à mes jours. Ne me traiter pas de lâche, vous ne pouvez pas imaginer ce que j'ai pu endurer ces derniers temps. Vous ne savez pas ce que ça fait de voir sa moitié vous rejeter, vous faire souffrir volontairement. Il me détruit jour après jour.
Mon enfer à commencer lorsque je lui ai dit que je l'aimais plus qu'un frère.
Je n'espérais même pas qu'il me dise qu'il ressentais la même chose que mois. Je voulais simplement qu'il m'aide, on s'est toujours tout dit, toujours soutenu. A part lui je ne pouvais le dire à personne car en plus d'être mon jumeau c'est aussi mon meilleur ami. La seule personne en qui j'avais totalement confiance. Il s'est bien foutu de moi, il m'a menti en disant qu'il serait toujours là pour moi. Il m'a anéanti, j'essaye de survivre mais à quoi bon puisque j'ai perdu l'être le plus cher à mon c½ur : mon frère.
Alors je me retrouve là, sur mon lit, une feuille de papier et un stylo devant moi, ainsi qu'une lame de rasoir.
Je griffonne quelques mots d'explication.


Bill,

Quand tu lira ces quelques mots, je serai parti rejoindre d'autres horizons.
Je sais que mon départ ne t'affecteras pas puisque tu m'as rayé de ta vie.
Je voulais simplement te dire que malgré le fait que tu m'aies détruit je n'ai jamais cessé de t'aimer.
Alors je pars en gardant l'espoir qu'un jour tu me rejoindras là-haut.
Je t'attends

Adieu
Je t'aime p'tit frère
Tom


Je pose mon stylo, puis saisis la lame. J'entaille mon bras gauche d'un « BILL » et le droit d'un « FUR IMMER ». Je sens mon sang s'écouler de mes plaies me libérant peu à peu de ma douleur. Puis avec les forces qui me reste je passe la lame sur mes poignets l'enfonçant le plus profondément possible. Mes yeux se ferment, ma main lâche ma sauveuse, mon rythme cardiaque ralentit, lentement je m'envole. Le visage de mon frère apparaît. C'est avec cette merveilleuse vision que je perd connaissance.



Je suis devant la porte de mon frère, je m'apprêtes à frapper lorsqu'une douleur atroce s'empare de mes bras. Tom, c'est sa douleur que je ressens, j'espère qu'il n'a pas fait de bêtises.
J'ouvre la porte et une vision d'horreur arrive à mes yeux : mon frère allongé les bras en sang. Je me précipites vers lui, il respire encore sans perdre de temps j'appelle les secours. En attendant leur arrivée j'essaye d'arrêter l'hémorragie. Je finis par y arriver, c'est à ce moment là que les pompiers arrivent. Son c½ur bat de moins en moins vite pour finir par s'arrêter. Alors que les secours tentent de le réanimer, je découvre une feuille. Au milieu des tâche de sang, j'arrive à déchiffrer le message.
Mon dieu, qu'est ce que j'ai fait? Je l'ai tué.

-Désolé on ne peut plus rien faire.

Mes yeux s'embrument, je me jette sur lui, frappe mon torse de mes poings et lui hurle :

-T'as pas le droit de me laisser, je sais que tout est de ma faute, mais je t'aime. Je t'en veux de ne pas m'avoir compris, mais je m'en veux encore plus de t'avoir fait subir tout ça. J'ai fais ça parce que j'avais peur. Je t'en supplies pars pas je t'aime tellement.

Je dépose mes lèvres sur les siennes et pleure tout en martelant son torse, juste à l'endroit du c½ur.
Un pompier me pousse de son corps :


-C'est fini.
-Nooooooooon Tom je t'aime.

Et là un miracle se produit, son c½ur se remet à battre, ses yeux s'ouvrent et un faible « Bill ». je me précipites à ses côtés, lui caresse la joue. Il me murmure :

-Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime. Pardonne-moi, j'avais peur, mais je sais que sans toi je ne suis rien, c'est toi que mon c½ur a choisit. Je suis désolé, je t'en supplies pardonne-moi.
-T'es pardonné, mais s'il te plaît embrasse moi.

Alors avec tout l'amour que je lui porte, je dépose mes lèvres sur les siennes suçotant son pierçing, de ma langue je caresse ses lèvres demandant ainsi l'accès. Lentement sa bouche s'entrouvre permettant à nos deux muscles de se rejoindre pour la première fois. A ce contact un frisson me parcours. Plus rien ne compte à part Tom et notre baiser. Comment j'ai pu vouloir ne pas connaître cette sensation. Je m'en veux tellement de l'avoir fait souffrir autant, surtout que je voulais exactement la même chose que lui. Je voudrais tellement qu'il me pardonne.
Comme s'il avait lu dans mes pensée, il met fin a notre baiser et me dit :


-Je t'ai dis que je te pardonnais.

Je lui souris. Un pompier nous dit qu'il doit l'emmener à l'hôpital pour faire des examens.
Je ne veux pas qu'on me l'enlève, j'ai peur qu'il réalise vraiment se qui c'est passé et qu'il me rejette comme moi je l'ai fais.


-T'inquiètes pas mon c½ur, je partirais pas. Maintenant que je t'ai je te garde. Dich und mich für immer.

# Posté le mardi 13 mai 2008 16:11

Modifié le mercredi 04 juin 2008 10:38

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